Comment sécuriser un site WordPress ?
En bref
Pour sécuriser un site WordPress, appliquez rapidement les mises à jour du cœur, du thème et des extensions, supprimez les composants inutilisés et n'installez rien hors des sources officielles. Protégez les comptes administrateurs par des mots de passe uniques et la double authentification. Conservez des sauvegardes externes testées, choisissez un hébergement maintenu et surveillez les modifications de fichiers.
WordPress est un CMS, c'est-à-dire un logiciel qui permet de gérer le contenu d'un site sans écrire de code. Sa très large diffusion en fait une cible de choix pour les robots, qui testent en permanence les failles connues sur un très grand nombre de sites. Le cœur du logiciel est activement maintenu : une grande part du risque vient de ce qu'on y ajoute et de la façon dont on l'administre. Voici les mesures à mettre en place, de la plus simple à la plus technique.
1. Tenir tout à jour
Une faille corrigée est publiée avec son correctif. À partir de là, les sites qui n'ont pas fait la mise à jour deviennent des cibles faciles.
- Le cœur : WordPress applique par défaut les mises à jour mineures de maintenance et de sécurité. Les versions majeures demandent une action.
- Les extensions et le thème : vérifiez-les chaque semaine, ou activez les mises à jour automatiques pour les composants simples et fiables.
- La version de PHP, le langage qui fait tourner WordPress : elle doit rester dans une version encore maintenue par ses développeurs.
- La méthode : sauvegarde avant chaque mise à jour importante, et test sur une copie du site pour les changements majeurs.
2. Réduire ce qui est installé
- Supprimez les extensions et thèmes inutilisés. Une extension désactivée laisse ses fichiers sur le serveur.
- Choisissez des extensions maintenues : date de dernière mise à jour, compatibilité avec votre version de WordPress, réactivité de l'éditeur.
- N'installez jamais de version piratée d'un thème ou d'une extension payants. Ces copies gratuites contiennent souvent du code malveillant et ne reçoivent aucune mise à jour.
- Remplacez les extensions abandonnées par une alternative maintenue ou par un développement propre.
3. Protéger les comptes
| Mesure | Pourquoi |
|---|---|
| Identifiant différent de « admin » | C'est le premier identifiant essayé par les robots. |
| Mot de passe long et unique | Un mot de passe réutilisé tombe dès qu'un autre site est piraté. |
| Double authentification | Un mot de passe volé ne suffit plus pour se connecter. |
| Rôles au plus juste | Un rédacteur a besoin du rôle Auteur ou Éditeur, pas Administrateur. |
| Limitation des tentatives de connexion | Freine les essais de mots de passe en série. |
| Revue régulière des comptes | Les accès d'anciens salariés ou prestataires restent souvent actifs. |
Pensez aussi à XML-RPC, une ancienne interface de connexion à distance. Si aucun outil ne l'utilise, désactivez-la : elle permet de tester des mots de passe en grand nombre.
4. Durcir la configuration
- désactivez l'éditeur de fichiers intégré à l'administration en ajoutant
define('DISALLOW_FILE_EDIT', true);dans le fichierwp-config.php: un attaquant connecté ne pourra plus modifier le code depuis le tableau de bord ; - protégez
wp-config.php, qui contient les accès à la base de données, et appliquez des droits de fichiers restrictifs ; - n'affichez pas les messages d'erreur techniques en production ;
- servez tout le site en HTTPS et ajoutez des en-têtes de sécurité ;
- interdisez l'exécution de scripts dans le dossier des médias envoyés.
5. Sauvegarder et surveiller
- sauvegardez automatiquement les fichiers et la base de données, avec une copie stockée hors du serveur, selon la logique de la sauvegarde 3-2-1 ;
- testez régulièrement une restauration complète ;
- surveillez les modifications de fichiers, la création de comptes et les connexions administrateurs ;
- suivez la disponibilité du site et les alertes de sécurité de Google Search Console.
6. Choisir un hébergement adapté
L'hébergement fait partie de la sécurité. Vérifiez que votre hébergeur propose des versions de PHP et de base de données maintenues, isole les sites entre eux pour qu'un voisin compromis ne contamine pas le vôtre, et filtre les requêtes malveillantes grâce à un pare-feu applicatif. Ce filtre analyse le trafic avant qu'il n'atteigne le site. Des sauvegardes côté hébergeur complètent les vôtres, sans les remplacer.
Si le site présente des signes anormaux, comme des redirections, des pages inconnues ou un nouvel administrateur, traitez-le comme un site piraté : isolez-le, conservez les traces, puis restaurez une version saine. Pour confier ce suivi, voyez la maintenance de site internet proposée par NexSecure.
Questions fréquentes
WordPress est-il moins sûr qu'un site sur mesure ?
Pas en soi. Son cœur est maintenu activement, mais sa popularité attire les robots qui testent les failles connues, et chaque extension ajoute du code à surveiller. Un site sur mesure mal maintenu n'est pas plus sûr.
Une extension de sécurité suffit-elle ?
Non. Elle aide à limiter les tentatives de connexion, à surveiller les fichiers ou à filtrer des requêtes. Elle ne remplace ni les mises à jour, ni les sauvegardes, ni une gestion rigoureuse des comptes.
Faut-il activer les mises à jour automatiques des extensions ?
Elles réduisent le temps d'exposition aux failles, mais une mise à jour peut parfois casser une fonction. Activez-les pour les extensions simples et fiables, et testez les mises à jour majeures après une sauvegarde.
Désactiver une extension suffit-il ?
Non. Ses fichiers restent sur le serveur et une faille peut, dans certains cas, encore être exploitée. Supprimez les extensions et les thèmes que vous n'utilisez pas.
Sources
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Rédigé par l'équipe NexSecure. Responsable de la publication : Yohann Toumine. Dernière mise à jour le 11 septembre 2026.
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