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Gestion informatique

Comment gérer les mises à jour des postes ?

Mis à jour le · 3 min de lecture · NexSecure

En bref

Gérer les mises à jour consiste à s'assurer que le système et les logiciels de chaque poste reçoivent leurs correctifs de sécurité, dans un délai court et sans interrompre le travail. Cela suppose de les activer partout, de planifier leur installation à des heures creuses, de vérifier qu'elles se sont réellement appliquées et de traiter les machines dont le système n'est plus pris en charge.

Les mises à jour sont perçues comme une gêne : elles surviennent au mauvais moment, imposent un redémarrage, changent parfois l'apparence d'un logiciel. Elles corrigent pourtant les failles utilisées quotidiennement par les attaques automatisées. Le sujet n'est donc pas de savoir s'il faut les installer, mais comment le faire sans perturber l'activité.

Pourquoi les mises à jour sont-elles si importantes ?

Une faille est une erreur dans un logiciel, qui permet à un attaquant d'en prendre le contrôle ou d'accéder à des données. Quand l'éditeur la corrige, il publie un correctif. Le problème est que la publication du correctif rend la faille publique : les attaquants savent alors exactement quoi chercher, et balaient Internet à la recherche des machines non corrigées.

C'est pourquoi le délai compte autant que l'action. Un correctif installé plusieurs mois après sa publication laisse une longue période d'exposition. Une part importante des infections par rançongiciel exploite des failles connues et corrigées depuis longtemps.

Qu'est-ce qui doit être mis à jour ?

  • Le système d'exploitation, le programme principal du poste.
  • Le navigateur Internet, particulièrement exposé puisqu'il ouvre des contenus extérieurs.
  • La suite bureautique et les lecteurs de documents.
  • Les logiciels métier, souvent oubliés car mis à jour manuellement.
  • La protection contre les virus, dont les signatures évoluent en permanence.
  • Les micrologiciels, c'est-à-dire les programmes internes des machines et des équipements réseau.

Les deux derniers points sont les plus négligés. Un poste dont le système est parfaitement à jour peut rester vulnérable par un logiciel métier ancien.

Comment les organiser sans gêner le travail ?

  1. Activez les mises à jour automatiques partout où c'est possible. L'installation manuelle ne tient pas dans la durée.
  2. Planifiez l'installation à des heures creuses, par exemple en fin de journée, plutôt qu'au milieu de la matinée.
  3. Expliquez le redémarrage : beaucoup de correctifs ne prennent effet qu'après. Une machine jamais éteinte reste vulnérable malgré des mises à jour téléchargées.
  4. Traitez d'abord les postes exposés : ordinateurs portables utilisés à l'extérieur, postes de l'accueil, machines connectées à des services en ligne.
  5. Testez sur quelques postes avant un déploiement général, pour les mises à jour importantes d'un logiciel métier.
  6. Vérifiez le résultat. Une mise à jour lancée n'est pas une mise à jour appliquée : contrôlez l'état réel des postes.

Faut-il tout installer immédiatement ?

Type de mise à jourApproche courante
Correctif de sécurité du systèmeAu plus vite, sans attendre
Correctif du navigateurAu plus vite, redémarrage du navigateur compris
Nouvelle version d'un logiciel métierTester d'abord sur quelques postes
Changement majeur de version du systèmePlanifier, vérifier la compatibilité des logiciels
Micrologiciel d'un équipementHors des heures de travail, avec sauvegarde préalable

La nuance porte sur les grosses évolutions, pas sur les correctifs de sécurité courants. Repousser ces derniers pour éviter un dérangement revient à laisser une porte ouverte pour ne pas entendre le bruit de la serrure.

Que faire d'un système qui n'est plus pris en charge ?

Chaque système a une date de fin de prise en charge, au-delà de laquelle l'éditeur ne publie plus de correctifs. La machine continue de fonctionner, mais les failles découvertes ensuite ne sont jamais corrigées. C'est la situation la plus risquée, car elle est durable et invisible.

Trois options existent : mettre à jour vers une version prise en charge si le matériel le permet, remplacer la machine, ou l'isoler du réseau si un logiciel indispensable l'impose. Cette dernière option reste un pis-aller, à assortir de restrictions strictes. Anticipez ces échéances dans votre inventaire du parc informatique, en notant pour chaque poste sa version de système.

Et les serveurs et sites web ?

La même logique s'applique aux équipements qui fonctionnent en permanence, avec une contrainte supplémentaire : une sauvegarde vérifiée avant toute mise à jour importante, afin de pouvoir revenir en arrière. Pour les sites, la démarche est détaillée dans comment mettre à jour un CMS et ses extensions.

NexSecure applique et contrôle ces mises à jour dans le cadre de la gestion de parc informatique.

Questions fréquentes

Peut-on repousser les mises à jour de sécurité ?

Il vaut mieux éviter. Une faille corrigée devient publique dès la publication du correctif, et les machines non mises à jour sont recherchées automatiquement.

Pourquoi faut-il redémarrer après une mise à jour ?

Parce que certains correctifs ne s'appliquent qu'au redémarrage. Un poste jamais éteint peut rester vulnérable alors que les mises à jour semblent installées.

Que faire d'un logiciel métier incompatible avec le nouveau système ?

Contactez l'éditeur pour connaître ses échéances. En attendant, limitez l'exposition de la machine concernée et n'y traitez que le strict nécessaire.

Comment savoir si les postes sont réellement à jour ?

Un relevé régulier de l'état des machines est nécessaire. Sans vérification, on constate souvent que des mises à jour téléchargées n'ont jamais été appliquées.

Sources

Service lié

Installation & gestion de parc

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Rédigé par l'équipe NexSecure. Responsable de la publication : Yohann Toumine. Dernière mise à jour le 11 septembre 2026.

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