Site multilingue : comment utiliser la balise hreflang ?
En bref
La balise hreflang indique aux moteurs de recherche qu'une page existe en plusieurs langues ou pour plusieurs pays, et quelle version montrer à quel internaute. Chaque version doit lister toutes les autres, elle-même comprise, avec un code de langue ISO 639-1 éventuellement suivi d'un code pays. La valeur x-default désigne la page proposée par défaut.
Un site traduit en anglais ou adapté à la Belgique et à la Suisse propose plusieurs versions d'une même page. Sans indication, un moteur peut afficher la version française à un internaute anglophone, ou considérer deux versions très proches comme des doublons. La balise hreflang règle ce problème en reliant explicitement les versions entre elles.
À quoi sert la balise hreflang ?
L'attribut hreflang associe une adresse à une langue, et éventuellement à une région. Google l'utilise pour présenter à chaque internaute la version la plus adaptée à sa langue et à sa localisation.
- Il ne fait pas mieux classer une page : il aide à afficher la bonne version.
- Il évite que des versions proches, comme le français de France et le français de Belgique, soient traitées comme du contenu en double.
- Il ne remplace pas l'attribut
langde la balise<html>, recommandé par le W3C pour indiquer la langue d'une page, notamment aux lecteurs d'écran.
Comment organiser les adresses d'un site multilingue ?
| Structure | Exemple | Avantages et limites |
|---|---|---|
| Sous-répertoires | exemple.fr/en/ | Un seul site à gérer et à héberger ; souvent le choix le plus simple |
| Sous-domaines | en.exemple.fr | Séparation technique possible ; gestion un peu plus lourde |
| Domaines nationaux | exemple.de | Ciblage pays très clair ; plusieurs noms de domaine à acheter et à gérer |
| Paramètres d'URL | exemple.fr/?lang=en | Déconseillé par Google : versions difficiles à distinguer |
Quelle que soit la structure, chaque version doit avoir sa propre adresse, stable et explorable.
Comment écrire les balises hreflang ?
Dans l'en-tête HTML de la page française, pour une page proposée en français et en anglais :
<link rel="alternate" hreflang="fr" href="https://www.exemple.fr/services/" />
<link rel="alternate" hreflang="en" href="https://www.exemple.fr/en/services/" />
<link rel="alternate" hreflang="x-default" href="https://www.exemple.fr/services/" />
Le même bloc doit figurer sur la page anglaise. Les règles à respecter :
- Codes de langue au format ISO 639-1 :
fr,en,de. - Code région facultatif au format ISO 3166-1 alpha-2, après la langue :
fr-BE,en-GB. Un code région seul n'est pas valide, et le Royaume-Uni s'écritGB, pasUK. - Réciprocité : si la page A désigne la page B, la page B doit désigner la page A. Sinon, les balises peuvent être ignorées.
- Autoréférence : chaque page se liste elle-même.
- Adresses absolues, complètes avec
https://. - x-default : la page à proposer quand aucune langue ne correspond, souvent un sélecteur de langue ou la version principale.
Où déclarer les versions ?
- Dans l'en-tête HTML de chaque page : la méthode la plus courante.
- Dans l'en-tête HTTP de la réponse du serveur : utile pour les fichiers non HTML, comme les PDF.
- Dans le sitemap XML : pratique sur un grand site, car les balises n'alourdissent pas les pages.
Choisissez une seule méthode et appliquez-la partout, pour éviter les contradictions.
Quelles erreurs éviter ?
- Oublier les liens de retour entre versions.
- Désigner des pages inaccessibles : adresses en erreur, redirigées ou marquées noindex.
- Pointer toutes les balises canoniques vers la version française : chaque version doit être sa propre page canonique.
- Rediriger automatiquement selon l'adresse IP ou la langue du navigateur : Google le déconseille, car ses robots et certains visiteurs ne verraient jamais les autres versions. Préférez un sélecteur de langue visible.
- Publier une traduction automatique non relue : une page mal traduite n'aide ni le visiteur ni la compréhension du sujet.
Que traduire au-delà du texte ?
Traduisez aussi la balise title, la meta description, le texte des liens, les textes alternatifs des images et les données structurées. Adaptez les informations locales : téléphone au format international, devises, mentions légales. Ces éléments relèvent du SEO de chaque version.
Lors de l'ajout d'une langue à un site existant, vérifiez que les anciennes adresses ne changent pas, ou prévoyez des redirections 301. NexSecure peut concevoir cette structure multilingue dans le cadre d'une refonte de site internet.
Questions fréquentes
La balise hreflang est-elle obligatoire pour un site multilingue ?
Non, mais elle est recommandée dès que plusieurs versions d'une même page existent. Elle aide Google à montrer la bonne version à chaque internaute.
Faut-il hreflang si le site n'existe qu'en français ?
Non, sauf si vous proposez des versions distinctes pour plusieurs pays francophones, par exemple la France et la Belgique.
Que signifie x-default ?
C'est la valeur qui désigne la page à proposer quand aucune version ne correspond à la langue ou à la région de l'internaute.
Comment vérifier ses balises hreflang ?
Contrôlez le code source de chaque version, puis utilisez un outil d'exploration de site qui signale les liens de retour manquants et les codes invalides.
Sources
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Rédigé par l'équipe NexSecure. Responsable de la publication : Yohann Toumine. Dernière mise à jour le 11 septembre 2026.
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