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SPF, DKIM et DMARC : à quoi servent-ils ?

Mis à jour le · 3 min de lecture · NexSecure

En bref

SPF, DKIM et DMARC sont trois mécanismes d'authentification des e-mails publiés dans le DNS de votre domaine. SPF liste les serveurs autorisés à envoyer vos messages. DKIM ajoute une signature cryptographique qui prouve qu'un message n'a pas été modifié. DMARC indique aux messageries destinataires quoi faire des messages qui échouent à ces contrôles et vous envoie des rapports.

Sans authentification, n'importe qui peut envoyer un e-mail qui affiche votre adresse comme expéditeur. C'est le principe de l'usurpation utilisée dans de nombreuses tentatives d'hameçonnage. SPF, DKIM et DMARC permettent aux messageries destinataires de vérifier qu'un message vient bien de vous. Ils améliorent aussi la délivrabilité de vos envois légitimes.

MécanismeQuestion à laquelle il répondOù il est publié
SPFCe serveur a-t-il le droit d'envoyer pour ce domaine ?Enregistrement TXT du domaine
DKIMCe message a-t-il été signé par le domaine et est-il intact ?Enregistrement TXT sous selecteur._domainkey
DMARCQue faire si les contrôles échouent, et à qui envoyer les rapports ?Enregistrement TXT sous _dmarc

SPF : quels serveurs peuvent envoyer vos e-mails ?

SPF (Sender Policy Framework) est une liste de serveurs autorisés, publiée dans un enregistrement TXT. Exemple :

v=spf1 include:_spf.messagerie-exemple.fr ip4:192.0.2.10 -all

  • include: autorise les serveurs d'un service tiers, par exemple votre messagerie.
  • ip4: autorise une adresse IP précise, par exemple le serveur de votre site.
  • -all demande de rejeter tout autre expéditeur ; ~all demande seulement de le considérer comme suspect.

Deux règles à retenir : un domaine ne doit avoir qu'un seul enregistrement SPF, et le nombre de consultations DNS qu'il déclenche est limité. SPF vérifie par ailleurs l'adresse technique d'expédition, pas celle que voit le destinataire. D'où l'utilité de DMARC.

DKIM : comment prouver qu'un message est authentique ?

DKIM (DomainKeys Identified Mail) repose sur une paire de clés. Le serveur d'envoi signe chaque message avec une clé privée qu'il garde secrète. La clé publique correspondante est publiée dans le DNS, par exemple sous selecteur1._domainkey.exemple.fr. Le destinataire l'utilise pour vérifier la signature : si le message a été modifié en chemin, la vérification échoue.

Chaque service qui envoie en votre nom doit disposer de sa propre clé DKIM, avec son propre sélecteur. Pensez à renouveler les clés périodiquement.

DMARC : que faire des messages suspects ?

DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) s'appuie sur SPF et DKIM. Il exige un alignement : le domaine visible dans le champ « De » doit correspondre au domaine validé par SPF ou par DKIM. Exemple :

v=DMARC1; p=none; rua=mailto:[email protected]

  • p=none : ne rien bloquer, seulement observer.
  • p=quarantine : placer les messages non conformes en indésirables.
  • p=reject : refuser les messages non conformes.
  • rua= : adresse qui reçoit les rapports agrégés, indiquant quels serveurs envoient au nom de votre domaine et avec quel résultat.

Pourquoi faut-il les trois ?

Chaque mécanisme couvre une faiblesse des autres. SPF seul ne protège pas l'adresse que lit le destinataire et échoue souvent quand un message est transféré. DKIM seul prouve qu'un message est intact, mais ne dit pas quoi faire d'un message non signé. DMARC, enfin, ne fonctionne pas sans SPF ou DKIM, puisqu'il s'appuie sur leurs résultats. C'est la combinaison des trois qui permet à une messagerie destinataire de refuser un faux message portant votre domaine, et à vous de savoir qui tente de l'utiliser.

Dans quel ordre les mettre en place ?

  1. Recensez tous les services qui envoient des e-mails au nom du domaine : messagerie, formulaires du site, logiciel de facturation, outil de lettres d'information.
  2. Publiez un enregistrement SPF qui les autorise tous.
  3. Activez DKIM sur chacun de ces services.
  4. Publiez DMARC en p=none avec une adresse de rapports.
  5. Analysez les rapports et corrigez les services qui échouent.
  6. Passez progressivement à p=quarantine, puis à p=reject.

Comment vérifier que tout fonctionne ?

Envoyez un message vers une messagerie externe et affichez son texte original. L'en-tête Authentication-Results doit indiquer spf=pass, dkim=pass et dmarc=pass. Pour un domaine qui n'envoie jamais d'e-mails, publiez v=spf1 -all et une politique DMARC en p=reject : personne ne pourra l'utiliser légitimement comme expéditeur.

Pour configurer ces enregistrements sur votre domaine, voyez la messagerie professionnelle NexSecure.

Questions fréquentes

SPF, DKIM et DMARC sont-ils obligatoires ?

Ils ne sont pas imposés par une loi générale, mais les grandes messageries les exigent de plus en plus, en particulier pour les expéditeurs qui envoient beaucoup de messages. Sans eux, vos e-mails risquent d'être filtrés.

Une politique DMARC en rejet peut-elle bloquer mes propres e-mails ?

Oui, si un service légitime n'est pas authentifié. C'est pourquoi il faut commencer en p=none et analyser les rapports avant de durcir la politique.

Faut-il configurer un domaine qui n'envoie pas d'e-mails ?

Oui. Publier un SPF qui n'autorise aucun serveur et un DMARC en rejet empêche les fraudeurs d'utiliser ce domaine comme expéditeur.

Que contiennent les rapports DMARC ?

Les rapports agrégés listent les serveurs qui ont envoyé des messages au nom de votre domaine, leur volume et le résultat des contrôles SPF et DKIM.

Sources

Service lié

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Rédigé par l'équipe NexSecure. Responsable de la publication : Yohann Toumine. Dernière mise à jour le 11 septembre 2026.

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